Il existe deux pièges communs dans lesquels le manager tombe : soit faire seul, soit laisser faire. Ces deux pièges sont en réalité les deux extrémités d’une même échelle de délégation. Leurs effets sont catastrophiques sur l’autonomie et donc la motivation des collaborateurs.
Faire seul entraîne une forte dépendance du collaborateur envers son manager. Ce dernier se croira utile à tort dans sa stratégie de compensation, alors qu’il ne construit rien de pérenne par cette approche. Manque d’expérience en management, syndrome du sauveur, impatience, réflexe … les raisons à cette approche sont variées.
Laisser faire entraîne une illusion de liberté au collaborateur, dans les premiers temps néanmoins car elle est suivie d’un sentiment d’abandon au bout de quelques temps. Le manager ne verra pas toujours le problème à cette deuxième situation qu’il choisira souvent par bonne volonté mais aussi par manque d’expérience en termes de délégation.
Malheureux nous sommes ! Notre cerveau cherche instinctivement à économiser son énergie en nous proposant ces choix binaires et nous fait croire à un bon sens trompeur en matière de délégation.
L’art de la délégation relève de la complexité qu’il faut bien commencer par accepter. Il en faut de la nuance pour déléguer effacement, en fonction du contexte et des compétences du collaborateur. Il est pour moi essentiel que le management conscientise davantage les options possibles en matière de délégation ainsi que ces deux pièges que nous retrouvons partout dans nos organisations.
Alors commencer par là : accepter la complexité et éviter ces deux extrêmes.
Pour les utilisateurs des cartes de délégation issue de Management 3.0 ou Unfix, vous trouverez ci-dessous 2 extensions vous permettant d’introduire ces pièges dans vos ateliers.
- Lien de téléchargement des cartes de délégation Unfix
- Lien de téléchargement des cartes de délégation Management 3.0
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nices!! Délégation : ni compensation, ni abandon
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